Les racines d'Offenbach s'étendent aussi loin qu'en 1961. C'est à cet époque que les frères Boulet, Gerald (« Gerry », claviers/voix) et Denis (batterie), participaient au groupe The Double Tones. Le groupe change de nom à toute vitesse lors des années '60 (Twistin' Vampires, 7th Invention, Grandpa & Company, Bucket of Blues, Fabulous Kernels, The Kernels, etc.). Seul le nom Les Gants Blancs était quasi-permanent, restant à l'affiche de la fin 1967 à l'été 1969. Le prochain nom quasi-permanent serait L'Opéra Pop d'Offenbach en 1970, suivi d'Offenbach Pop Opera en 1971, Offenbach Soap Opera en 1972, et finalement Offenbach, quelques mois plus tard. Rendu à l'année 1970, le groupe s'était presque solidifié autour des frères Boulet, avec Jean « Johnny » Gravel (guitare) et Michel « Willie » Lamothe (contrebasse). En 1971, le gérant du groupe, Lucien « Pops Lulu » Ménard, leur présente un ami. Pierre Harel, poète et dramaturge, devient aussitôt le parolier du groupe. Seuls Gerry et Johnny demeurent au groupe jusqu'à la fin, un spectacle au Forum de Montréal en 1985. Denis, le frère à Gerry, quitte en 1972, et on le remplace avec Roger « Wézo » Belval.

Le premier album du groupe apparait en 1972. L'oeuvre intitulé « Offenbach Soap Opera » apporte les succès « Caline de blues » et « Faut que j'me pousse ». Ces pièces définissent bien le son blues-rock du groupe, et demeurent au répertoire live du groupe jusqu'en fin de carrière. Le 30 novembre 1972, suite à la suggestion d'Harel, le groupe entreprend un spectacle unique et tout à fait spécial. Présenté à l'Oratoire St-Joseph à Montréal lors d'une messe des morts, ou requiem, le groupe enregistre son deuxième album, « Saint-Chrone de Néant », entièrement en latin devant une foule de 5000 spectateurs. On retrouve Boulet et Harel, tous deux, aux claviers. Cet album est devenu un item bien convoité des fans du rock progressif.

Offenbach commencerait à se faufiler au monde du cinéma dès 1973, lorsque le groupe compose des pièces pour la trame sonore d'un film développé par Harel, du nom de « Bulldozer ». À peu près au même temps, le cinéaste français, Claude Faraldo, les invite à faire tournée en Europe, le tout qui serait capturé sur pellicule. Le film Tabarnac démontre le groupe sur scène, en France et en Hollande. (Le nom même du film servirait d'empêcher la distribution commerciale au Québec.) Offenbach se présente également en Suisse et en Belgique pendant cette tournée européenne. La bande sonore du film devint un album double, lui aussi intitulé « Tabarnac ». On retrouve de nouveau plusieurs succès, tels « Ma Patrie est à Terre », « Promenade sur Mars », et « L'Hymne à l'amour ». Bien qu'Harel avait co-écrit la grande majorité des pièces à l'album, il quitte le groupe en pleine tournée européenne, citant les désaccords avec Faraldo.

Offenbach retourne à Montréal en 1975. Le son du groupe est d'un blues-rock pésant, tout à fait différent de la scène musicale québécoise qui était plutôt orientée des côtés folk et symphonique. Néanmoins, une tournée avec Aut'chose leur apporte succès, dont un point saillant serait un spectacle à guichet fermé à la Place des Arts, à Montréal. L'année 1976 voit le groupe délivrer son premier essai à conquérir le marché anglophone. L'album « Never Too Tender » fait fiasco, autant ignoré par les anglophones que critiqué par les nationalistes.

Dans un geste qui ressemble fort à celui du groupe Dionysos à recommencer à zéro, le groupe lance un album éponyme en 1977. C'est de nouveau un succès, et on y retrouve plusieurs classiques dont « La Voix que j'ai », « Chu un Rocker », et « Les Blues me guette ». Ces trois pièces sont co-écrites par Harel, de retour comme compositeur pour le groupe. Ces retrouvailles sèmeraient également la rupture du groupe, lorsque Lamothe et Belval quittent le groupe afin de rejoindre Harel et une jeune Marjolaine « Marjo » Morin dans un nouveau groupe hard-rock du nom de Corbeau. Après plusieurs essais avec différents musiciens, on retrouve Breen LeBoeuf à la contrebasse et Pierre Lavoie à la batterie, avec un deuxième guitariste du nom de John McGale.

L'album « Traversion », lancé en 1979, devint le plus grand succès de leur carrière jusqu'à date. Le groupe se voit aussi gagner son premier prix Félix, dans la catégorie « meilleur album rock de l'année » au Québec. Le groupe se trouve insatisfait de son nouveau batteur, et sous peu le rôle est donné à Robert « Bob » Harrison.

Les ambitions du groupe n'arrêtent pas là. Un désir de marier le blues-rock dur avec le jazz apporte Offenbach face à face avec le Vic Vogel Big Band. Cette formule rapporte encore un grand succès, et le premier spectacle entre les deux forces musicales est enregistré au Théâtre St-Denis, au mois de mars 1979. Le résultat, « En fusion », donne au groupe son deuxième Félix pour « meilleur album de l'année », en 1980. Un série de spectacles cette même année les apporte aussi loin que la France, mais c'est à Montréal où se passent les grands spectacles, dont un avec John Mayall au Forum (méritant le Félix pour « meilleur spectacle de l'année ») et un autre avec Chuck Berry à la Place des Nations. Le Félix pour « groupe de l'année » résulte également de leur tournée.

Le groupe tente de nouveau sa chance à gagner un auditoire anglophone avec l'album « Rock Bottom » en 1980. L'échec de ce dernier brise leur série de victoires, mais pas pour longtemps. Retraçant ses pas, le groupe demeure francophone pour le reste de sa carrière. L'album « Coup de foudre » arrive l'année suivante, et le groupe retourne en Europe pour une série de spectacles. L'extrait « Rock de v'lours » fait fureur, et c'est maintenant le tour au Québec de voir Offenbach en spectacle, cette fois-ci côtoyé de Garolou, Joe Cocker, et Zachary Richard. La tournée se termine toujours au Forum de Montréal. C'est en 1982 qu'un nouveau batteur arrive au groupe du nom de Pat Martel, ancien batteur du groupe jazz-progressif Aquarelle. C'est au tour de Plume Latraverse à côtoyer Offenbach en 1983, tournée qui produit l'album live collaboratif « À Fond d'train ». C'est aussi en 1983 qu'apparaît l'album « Tonnedebrick » (avec la participation du batteur Gerry Mercer du groupe April Wine). Le dernier album studio du groupe arrive en 1985, celui-ci titré « Rockorama ». Leur spectacle d'adieu se passe au mois de novembre, toujours au Forum de Montréal. Le retour à cet estrade chérie mérite au groupe un dernier Félix pour « meilleur spectacle de l'année ». C'est inévitable qu'on voit arriver encore un autre album live aux disquaires, « Le Dernier show ». Offenbach mérite surtout le titre du groupe québécois rock le mieux connu, avec la plus longue carrière du mouvement.
Offenbach's roots date as far back as 1961, when brothers Gerald (Gerry) Boulet (keyboards/vocals) and Denis (drums) were in a group called the Double Tones. A series of name changes ensued throughout the '60s, including Twistin' Vampires, 7th Invention, Grandpa & Company, Bucket of Blues, Fabulous Kernels, and the Kernels. Only the name Les Gants Blancs seems to have remained for a lengthy period of time, from late 1967 to the summer of 1969. By the time the group settled (somewhat) on another name, it was L'Opéra Pop d'Offenbach in 1970. They would then change their name on almost a yearly basis (Offenbach Pop Opera in 1971, followed by Offenbach Soap Opera in 1972, and finally Offenbach a few months later). By 1970, the lineup around the Boulet brothers had somewhat solidified, with Jean (Johnny) Gravel on guitar, and Michel (Willie) Lamothe Jr. on bass. 1971 saw the band's manager, Lucien "Pops Lulu" Ménard, introducing them to a friend of his. Pierre Harel, poet and playwright, immediately joined the band and began writing many of the band's lyrics. Only Gerry and Johnny would remain throughout Offenbach's lengthy career, ending with a show at Montreal's Forum in 1985. Gerry's brother Denis left in 1972 and was replaced by Roger (Wézo) Belval.

In 1972, the group released its first album, "Offenbach Soap Opera", which produced the commercial hits "Câline de Blues" and "Faut que j'me Pousse". These two songs became live staples for the rest of the band's history, and truly defined Offenbach's music as blues rock. On November 30, 1972, at Harel's suggestion, the band played a live show at Montreal's St-Joseph's Oratory during the Mass of the Dead, in order to create publicity for the band. Before an audience of 5,000, they recorded their second LP, "Saint-Chrone de Néant", which was sung entirely in Latin and featured both Boulet and Harel on keyboards. It is now a sought after collector's item.

In 1973, Offenbach began composing music for the soundtrack of a film that Harel was writing, called "Bulldozer". Meanwhile a film producer from France, by the name of Claude Faraldo, offered Offenbach a chance to tour Europe while making a film about the band. Performances in France and Holland during 1974 were the subject of the film, entitled Tabarnac (which was never released in Quebec). Offenbach also toured Switzerland and Belgium. The music from the film was released onto a live double album also called "Tabarnac", and produced several more hits like "Ma Patrie est à Terre", "Promenade sur Mars", and "L'Hymne à L'Amour". While Harel had co-written most of the songs on the album, he left the band during the European tour, citing disagreements with Faraldo.

Upon Offenbach's return to Montreal in 1975, its music was clearly defined as US-style hard rock and blues. This was very different from much of Quebec's music scene, which was more folk and symphonic oriented. Nevertheless Offenbach toured successfully with Aut'Chose and sold out Montreal's Place des Arts. In 1976, in an attempt to reach a larger audience, Offenbach released a more commercial English album, "Never Too Tender", which was a flop.

Like Dionysos, in an attempt to restart fresh, the band released a self-titled record in 1977. It was a big success, containing many hits. "La Voix Que J'ai", "Chu un Rocker", and "Les Blues me Guette" were all co-written by Harel, who had returned to composing with the band. This association was short lived, as Lamothe and Belval left to team up with Harel and a young Marjolaine "Marjo" Morin in a new hard rock formation called Corbeau. After a few personnel changes, Offenbach recruited Breen LeBoeuf on bass, Pierre Lavoie on drums, and John McGale who joined Gravel on guitars.


In 1979, Offenbach released its most successful album yet, "Traversion", which won the group its first Felix Award as "rock album of the year" in Quebec. The band feels Lavoie's drumming leaves to be desired, and quickly recruited Robert "Bob" Harrisson as a suitable replacement.

Offenbach then began playing shows with Vic Vogel's Big Band, in an attempt to meld hard blues rock with jazz. This formula proved to be a huge success, with the first show being at Theatre St-Denis in March 1979, where a live album called "En Fusion" was recorded. As a result, Offenbach won "album of the year" again in 1980. The band's relentlessly touring in 1980, including France and shows at the Montreal Forum with John Mayall, and Place des Nations with Chuck Berry, earned it two more Felix Awards for "best live show of the year" (at the Forum), as well as "group of the year".

Another attempt in 1980 at gaining an English audience, this time with the album "Rock Bottom", failed. In 1981, Offenbach returned to French for good with "Coup de foudre" and toured Europe. This was followed by the successful single release of "Rock de V'lours" and a tour of Quebec with Garolou, Joe Cocker and Zachary Richard, ending once again at the Montreal Forum. In 1982, Pat Martel, drummer for progressive jazz band Aquarelle, replaced Harrisson. 1983 sees the band touring Quebec with Plume Latraverse, combining to produce the live effort "À Fond d'train". Another studio LP appears as well, "Tonnedebrick" (featuring guest drummer Gerry Mercer of April Wine). In 1985, Offenbach launched its final studio album, "Rockorama", and played its farewell show in November of that year at the Montreal Forum. The return to the cherished Forum stage won the band a final Felix Award in 1986 for "live show of the year". The concert itself was inevitably released as yet another live album, "Le Dernier show". Offenbach was indeed Quebec's longest lasting and best known hard rock group.